Comment acheter de l’hébergement Cloud

Publié le 14 novembre 2014 à 2:41 par Sam Turner dans: Cloud

À mesure que nos vies se lient étroitement à Internet et aux technologies mobiles, les services Cloud deviennent une composante importante dans un plus grand nombre de projets commerciaux. Il est plus important que jamais pour les chefs d’entreprise de comprendre et d’évaluer la pertinence des différentes options d’hébergement Cloud pour chaque projet, service ou application.

Le présent article s’inspire des nouvelles définitions normalisées en matière de terminologie Cloud publiée par l’Organisation internationale de normalisation (ISO). Les définitions et les avantages décrits dans le présent article vous éclaireront et vous conforteront dans la certitude de faire les bons choix lorsque vous vous procurerez un modèle d’hébergement Web.

Guide d'achat hébergement cloud

Catégories de services Cloud

L’hébergement Cloud est souvent synonyme d’infrastructure-service Cloud (IaaS). On l’appelle parfois simplement « infrastructure Cloud ». Toutefois, la définition peut également être élargie pour inclure la plateforme-service Cloud (PaaS), ou simplement « plateforme Cloud ». Lorsque vous songez à l’hébergement Cloud, il est donc important de comprendre la différence entre l’infrastructure-service et la plateforme-service, deux des trois catégories de services Cloud.

L’ISO retient et définit trois catégories de services Cloud :

  • Infrastructure-service (IaaS) – désigne une catégorie de service Cloud qui permet au client de se procurer et d’utiliser des ressources de traitement, de stockage et de réseau.
  • Plateforme-service (PaaS) – désigne une catégorie de service Cloud qui permet au client de déployer, de gérer et d’exécuter des applications qu’il a créées ou qu’il s’est procurées à l’aide d’un ou de plusieurs langages de programmation et d’un ou de plusieurs environnements d’exécution pris en charge par le fournisseur de services Cloud.
  • Logiciel-service (SaaS) – désigne une catégorie de service Cloud qui permet au client d’utiliser les applications du fournisseur de services Cloud.

L’infrastructure-service ressemble à un modèle d’hébergement plus « traditionnel ». Le client a accès aux ressources informatiques et de stockage sous-jacentes, au système d’exploitation, au serveur Web, au serveur d’applications, au serveur de bases de données et aux autres configurations. Ce niveau d’accès vous donne tout le pouvoir dont vous pourriez avoir besoin, mais peut aussi être plus lourd à gérer.

La plateforme-service (par exemple, Google App EngineAmazon Elastic BeanStalkSalesforce Heroku) est conçue pour faciliter la vie des développeurs. Il s’agit d’une extension du concept d’infrastructure-service. Elle élimine la nécessité pour le client de configurer le serveur de l’hébergement Cloud, ce qui lui permet de se concentrer sur le codage qui se fait souvent à même un cadre d’application conçu pour accélérer cette tâche. En plus de comporter un cadre de développement, la plateforme-service agit un peu comme la version libre-service d’un service d’hébergement « entièrement géré » dans lequel quelqu’un s’occupe pour vous de la configuration et des mises à jour.

La plateforme-service est certainement commode. Cependant, elle offre un faible niveau de contrôle, des options limitées en langage de développement, peu d’options en matière de logiciels et, surtout, elle rend l’utilisateur dépendant du fournisseur. Sur la plateforme-service, vos applications sont conçues pour fonctionner sur une plateforme spécifique. Une fois qu’elle est adoptée, vous devez y rester, et vous devez embaucher des développeurs qui la connaissent et maîtrisent ses langages de programmation.

La troisième catégorie de services Cloud est le logiciel-service, une application complète accessible au moyen d’Internet. Ce service est hébergé et conçu sur des services Cloud. Il offre un produit avec des caractéristiques, des fonctionnalités et des avantages conçus à l’intention d’un marché particulier.

La plateforme-service s’adresse surtout à ceux qui ont les compétences pour développer une application, mais qui n’ont pas le temps, les compétences ni le désir de choisir, d’installer et de configurer le système d’exploitation et les applications serveur. Les entreprises qui possèdent un service de TI avec des administrateurs de système, ou les développeurs qui connaissent bien la configuration de serveurs, comme c’est souvent le cas pour les concepteurs de sites Web, pourraient préférer l’infrastructure-service. La plateforme-service complète la nature modulable, élastique et pratique de l’hébergement Cloud. L’infrastructure-service offre beaucoup plus de pouvoir, d’options de programmation et de mobilité.

Portons maintenant notre attention sur l’infrastructure-service en tant qu’hébergement Cloud. Pour obtenir de plus amples renseignements à propos de la plateforme-service, consultez cet article (en anglais) qui explique comment elle peut être utile aux développeurs.

Cloud Computing : Cloud ou serveur dédié?

L’ISO définit Cloud computing comme « un paradigme qui permet l’accès en réseau à des ressources physiques ou virtuelles modulables et élastiques pouvant être partagées, alimentées de façon autonome et gérées sur demande ». Analysons cette définition et examinons les avantages.

La caractéristique principale du Cloud computing, celle qui le distingue d’un serveur dédié, est sa façon d’allouer et de fournir les ressources aux clients.

En informatique dédiée, les serveurs physiques sont configurés et utilisés un à la fois. Ils appartiennent au client qui paie généralement un prix mensuel fixe jusqu’à ce qu’il mette à niveau, ferme ou migre les serveurs.

Avec le Cloud computing, tous les clients partagent un bassin de ressources physiques sous-jacentes, gérées par le fournisseur de services Cloud. Le client peut se servir de machines virtuelles (l’équivalent d’un ordinateur physique en hébergement Cloud) qui utilisent une part des ressources du bassin. Il est très facile pour le client de reconfigurer les ressources informatiques de ces machines virtuelles (« étendre ou diminuer l’infrastructure »). De nouvelles machines virtuelles peuvent être ajoutées facilement et de façon instantanée (« extensibilité »), le tout étant beaucoup plus facile que le déploiement physique de serveurs dédiés et la mise à niveau de pièces d’équipement. En plus d’offrir une infrastructure flexible et extensible, le Cloud computing offre aussi la capacité d’acheter en fonction de l’utilisation : à l’heure, selon les ressources utilisées pendant cette heure.

Si l’hébergement Cloud offre la flexibilité d’étendre ou de diminuer instantanément (ou même automatiquement) l’infrastructure en fonction des ressources requises et de payer seulement pour ce que vous utilisez, quels sont les avantages du serveur dédié?

Certaines applications n’ont pas besoin de la flexibilité du Cloud computing. La stabilité inhérente au serveur dédié profitera à de nombreuses applications. Un site Web dont le trafic est constant n’a pas besoin d’augmenter ou de réduire son infrastructure rapidement ou de façon imprévisible. Un serveur dédié pourrait offrir des vitesses de lecture et d’écriture plus constantes à une grande base de données fortement consultée.

Les tests de performance d’Internap ont démontré que des activités très exigeantes pour le CPU, comme la compression de fichier et le codage audio et vidéo, s’exécutaient de 2 à 4 fois plus rapidement sur des serveurs dédiés que sur des serveurs Cloud possédant les mêmes spécifications. D’autres essais ont démontré les faits suivants : 4 fois sur 5, le matériel dédié offre un meilleur rendement que les serveurs Cloud en matière de stabilité de performance; la vitesse de disque est supérieure de 500 %; la RAM est rehaussée de 150 % et le rendement de la base de données est amélioré de 65 %.

Si votre site Web présente des niveaux de trafic et de transactions constamment élevés, utilise des applications gourmandes en ressources ou utilise des bases de données qui traitent de grandes quantités de transactions ou de données, des serveurs dédiés pourraient avoir un meilleur rapport prix/rendement que le Cloud computing. Pour obtenir de plus amples renseignements, consultez notre guide sommaire portant sur l’achat d’un hébergement dédié.

Le rapport prix-rendement des hébergements Cloud et dédié dépend de la réponse à la question suivante : dans quelle mesure l’une ou l’autre solution répond-elle aux besoins et devient ainsi la plus avantageuse? L’hébergement Cloud (en raison de son évolutivité, de son élasticité et de son paiement à l’utilisation) ou l’hébergement dédié (en raison de sa haute performance, de sa stabilité et de ses coûts mensuels fixes)? Plus il vous faut de vitesse de traitement et de stockage, plus le modèle de facturation typique du Cloud devient cher si on le compare au modèle de prix fixes de l’hébergement dédié.

Modèles de déploiement d’un serveur Cloud

L’hébergement Cloud décrit jusqu’à présent était un exemple d’hébergement Cloud public. La définition de l’ISO d’un Cloud public est la suivante :

Cloud public : « Modèle de déploiement du Cloud où les services de Cloud sont potentiellement disponibles à tous les clients du service et où les ressources sont contrôlées par le fournisseur de services. Un Cloud public peut être possédé, géré et administré par une entreprise, une institution, un organisme gouvernemental ou par plusieurs de ceux-ci. Il est situé dans les locaux du fournisseur de services de Cloud. L’accès de certains clients aux services de Cloud peut être soumis à des lois. Les Clouds publics ont des limites très larges, l’accès des clients aux services du Cloud public ne faisant l’objet que de peu de restrictions, voire d’aucune. »

En d’autres termes, un Cloud public est un IaaS de Cloud géré par un fournisseur de services de Cloud (par exemple, iWeb, Internap, Rackspace, Amazon Web Services, Google Cloud Platform) ouvert au grand public et faisant appel aux fonctions décrites ci-dessus. Il possède parfois une option PaaS.

Un Cloud privé utilise les mêmes techniques de Cloud computing et présente les mêmes fonctions qu’un Cloud public, sauf que ses ressources informatiques et de stockage sous-jacentes sont contrôlées par le client et lui sont exclusivement réservées. L’infrastructure peut se trouver chez le client (sur place) ou chez le fournisseur de l’hébergement (hors établissement). Cette dernière option est parfois appelée « Cloud privé hébergé ».

La définition de l’ISO d’un Cloud privé est la suivante :

Cloud privé : « Modèle de déploiement du Cloud où les services de Cloud sont réservés à un seul client et où les ressources sont contrôlées par ce client. Un Cloud privé peut être possédé, géré et administré par l’organisation elle-même ou par un tiers, et peut être conservé sur place ou hors de l’établissement. De plus, le client des services de Cloud peut permettre à des tiers l’accès au Cloud. Dans le cas d’un Cloud privé, l’accès est étroitement contrôlé et limité aux membres d’une seule organisation cliente. »

Un Cloud privé offre un meilleur contrôle, une plus grande confidentialité et un modèle de coûts différent. Avec un Cloud privé, le client paie un prix fixe pour l’infrastructure sous-jacente et les licences logicielles utilisées. Cette solution est un compromis intéressant pour les clients qui aiment le côté flexible et adaptatif de l’hébergement Cloud et le modèle de coûts fixes de l’hébergement dédié. Elle permet aussi aux grandes organisations de répartir leurs coûts en facturant les ressources de TI aux clients internes selon un modèle de paiement à l’utilisation.

Un autre des grands avantages du Cloud privé est qu’il permet d’appliquer un meilleur contrôle de même que les avantages du Cloud computing aux opérations des centres de données. En tant que gestionnaire du Cloud privé, le client peut avoir une vue d’ensemble de son infrastructure. De cette façon, il peut la surveiller, lui appliquer des modèles et automatiser ses opérations, comme celle consistant à augmenter la capacité des machines virtuelles de manière à répondre à la demande générée par les applications.

Un Cloud public est une façon relativement simple de bénéficier de l’évolutivité et du paiement à l’utilisation du Cloud computing. Un Cloud privé offre un compromis entre l’évolutivité du Cloud public et le modèle contrôle-coûts fixe d’une infrastructure privée. Le Cloud privé demande plus d’investissement, mais il offre des avantages opérationnels que n’offre pas le modèle traditionnel d’hébergement dédié.

Hébergement partagé : risques et perceptions

Plusieurs clients potentiels entretiennent une perception négative de l’hébergement partagé. Ils considèrent qu’être seul locataire d’un Cloud privé est beaucoup plus avantageux. Voici la définition de l’ISO du principe de d’hébergement partagé (multi-tenancy, pour « multi-entité » :

Hébergement partagé : « Allocation de ressources physiques ou virtuelles de façon que plusieurs locataires soient isolés les uns des autres et qu’opérations et données des uns soient inaccessibles aux autres. »

Nous avons déjà parlé des études comparatives qui démontrent que la performance et la stabilité d’un hébergement Cloud sont moindres que celles d’un hébergement dédié équivalent. En plus de ces soucis de performance, des inquiétudes demeurent quant à la sécurité des données dans un environnement partagé, malgré le fait que les locataires sont isolés les uns des autres dans un Cloud public.

Dans le cadre d’un sondage de 2013 auprès de ses clients d’hébergement, iWeb a relevé les inquiétudes suivantes chez les utilisateurs actuels et potentiels de services d’hébergement Cloud, les quatre plus grandes inquiétudes étant toutes liées aux effets réels ou imaginés de la technologie d’hébergement partagé et du partage de ressources.

Les évidents soucis de performance et de sécurité du marché actuel font partie des grands problèmes que devront régler les fournisseurs de services d’hébergement Cloud. La volonté d’apaiser les craintes en matière de sécurité et de stabilité a mené à la création de Clouds publics exclusivement SSD comme ceux qui sont offerts par iWeb, ainsi que de serveurs Cloud sans système d’exploitation, d’abord offerts par Internap, mais maintenant proposés par une poignée de fournisseurs.

Un serveur Cloud sans système d’exploitation est un serveur dédié déployé et facturé à la façon d’un serveur Cloud, ce qui permet de mêler une partie de la souplesse et de l’évolutivité du Cloud avec la performance et la confidentialité d’un serveur dédié.

Vous voulez en savoir plus?

Pour obtenir plus de renseignements ou pour avoir de l’aide pour choisir une option d’hébergement Cloud, parlez à un conseiller des ventes ou à un architecte de solutions en communiquant avec iWeb. Apprenez-en davantage sur certaines de nos offres en matière de Cloud ou sur certaines des ressources mentionnées dans le présent article en suivant les liens ci-dessous.

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